— Le Prince Fourmis, épisode 2
ballade contée








et pif, raccourci-clavier à travers champ, le méta monde joue avec nous,
les sens se perdent un peu dans la forêt, qui devient l’Internet.
Métaphore du code.
Nous tentons de visiter l’intérieur de l’information,
Valentin Godard-Paillat nous guide.
Il se fait l’avatar du Prince Fourmis, son personnage
et nous parle à cœur ouvert.
Là le chemin
là pas de chemin.
Fréquence 1 ou 0.
Penser le monde nécessite un langage
des images, des analogies
une danse en mouvement pour écrire…
Le Prince Fourmis s’obsède
et voit le code partout, la branche dit M
Mais le binaire n’est pas raccord à notre corps. Il dit que c’est l’enfer,
le rythme différent entre les pieds et la tête,
calme, excité à la fois.
Valentin l’avatar marche loin devant, il connaît.
Voyage dans une connexion.
L’excitation du Prince est inhumaine,
il crée de la chaleur et fout le feu à l’arbre
ses chaussettes sont en flammes
Access
Grâce Espoir
Compilator
Alors une clairière, le bruit de l’eau
Le prince fourmis pleure comme narcisse au bord du ruisseau
ses larmes voyagent jusqu’à l’embouchure
une tristesse bleue qui parcourt le monde.
La sente du retour est solitaire, un parfum synthétique.
Il a brisé les codes pour coudre son histoire
et broder, pour de vrai.
— extrait du récit par Anne Garel